La Loire-Atlantique n’oublie pas ses racines

Quel est le point commun entre les départements, les territoires, les communes ?

Le fait que tous les habitants peuvent compter sur leurs sapeurs-pompiers H24 ! Une corporation à part dans le paysage des services aux citoyens. Grâce à leur dévouement total, ils sont très souvent les premiers à sauver des vies.

Et devinez quoi : leur lien de communication le plus fort est bien sûr le fameux calendrier des pompiers.

La Loire-Atlantique ne déroge pas à la règle du calendrier annuel…

Des racines territoriales, locales, et linguistiques

Ce territoire, bien qu’historiquement morcelé, a su garder un lien identitaire avec la Bretagne. Certaines casernes de pompiers poussent même l’audace de proposer du breton dans leur calendrier !!

C’est l’occasion pour les populations locales de renouer avec des racines ancestrales communes.

Ainsi pour 2021 sont déjà sortis 2 calendriers totalement bilingues et 1 calendrier avec l’éphéméride en breton !
Oui, vous pouvez saluer ces pompiers qui ont choisi de renouer avec leur Bretagne historique.

D’ailleurs, plusieurs communes de Loire-Atlantique arborent le drapeau breton sur le fronton de leur mairie. Après tout, Nantes s’appelle Naoned, non ?  Et les locaux ont tous les jours sous leurs yeux des plaques de rues bilingues, jusqu’aux panneaux des services publics ! Sans parler de la signalétique de la gare.  Alors quoi de plus naturel sur un calendrier ?

D’après les premiers retours, les casernes qui impriment des calendriers bilingues breton-français s’aperçoivent qu’elles font des heureux parmi les habitants de Loire-Atlantique*. Et un citoyen heureux est un citoyen plus généreux. 😉

Centre d’intervention et de Secours du 44 qui ont sauté le pas :

  • Calendrier entièrement bilingue pour : Rougé/Ruzieg et Sion-Les-Mines/Hezin-ar-Mengleuzioù
  • Calendrier avec l’éphéméride en breton pour : Vay/Gwez

 

   

Rendez-vous en 2022 pour un calendrier breton encore plus proche des citoyens et de leurs racines !

 

Connaissez-vous l’association BTRL ? breizhthinredline.fr cite « les cinq départements bretons ». Voilà des pompiers qui pensent à leurs proches collègues. Quand il s’agit de solidarité et de secourir des vies, les frontières n’existent pas.

Sur Facebook, il existe une page Sapeurs-pompiers Grand Ouest 22, 29 , 35, 56, 44 facebook.com/groups/162896820835531/

Les calendriers bilingues des sapeurs-pompiers en Loire-Atlantique ont de l’avenir...


* Rappelons d’ailleurs que la Loire-Atlantique n’a pas son gentilé ! Appelons-les les Bretons du sud quoi…

 

 

Le calendrier des pompiers 2021, toujours bilingue !

Le calendrier 2021 des sapeur-pompiers de Rennes est sorti. Comme l’an dernier, le breton y a toute sa place !  Le thème 2021 n’aura jamais autant été autant d’actualité. Nous avons tant besoin de chevaliers au service de nos vies, si bousculées depuis quelques mois.

Quand le mythe arthurien fait du bien

À propos du thème 2021, les dessins des « soldats du Feu » représentent nos pompiers, avec une allusion au mythe des chevaliers de la Table ronde.

Tout comme les chevaliers de la Table ronde, les chevaliers du feu ont pour valeurs de donner de leur vie, avec courage et honneur pour sauver le peuple et les habitations de toute nature…

Les scènes illustrées sur chaque page du nouveau calendrier sont des scènes de pompiers en exercice, mais avec un environnement de chevalerie et Arthurien.
Il y a même de nos jours des pompiers qui s’adonnent aux combats médiévaux (vidéo) :

La martyre Sainte Barbe

On peut remarquer la présence de la bienfaitrice des Pompiers sur la page de décembre, Santez Barba (sainte Barbe), rattachée au prénom français « Barbara ».

Sainte Barbe est (entre autres) la patronne des sapeurs-pompiers bretons. Elle veille sur eux depuis le XIVe siècle environ – en lien avec l’arrivée du maniement de la poudre à canon qui pouvait induire la mort par le feu à ses utilisateurs.
Sa fête est le 4 décembre (journée internationale des pompiers).
Et ce sont les pompiers eux-mêmes qui parlent le mieux de leur protectrice !

Le Graal qui fait oublier le mal

On aimerait trouver la potion magique pour anéantir tous les (mauvais) virus de la terre bien sûr. La quête de ce « saint graal » n’est pas prêt de s’arrêter. Mais ce qui est certain, c’est que les sapeurs-pompiers sont motivés et leur courage au quotidien n’est pas un mythe.

Les légendes athéniennes, sont hors du temps et hors territoire, c’est ce qui fait la particularité de la littérature irlandaise, et plus généralement celte. Une histoire peut aussi bien se passer en terre d’Irlande qu’en petite Bretagne. Nous sommes en pays celte (petite Bretagne), il était donc évident d’en parler à travers ce support média…

Distribution et dons pour soutenir vos pompiers

La distribution du calendrier, un peu contrariée cette année, a poussé nos « chevaliers du feu » à revoir leur méthode. Le calendrier sera distribué directement dans les boîtes aux lettres, mais les Rennais pourront également le trouver chez des commerçants partenaires, accompagné d’un flyer pour permettre un don sous enveloppe.
Les fonds récoltés seront distribués équitablement à des associations caritatives locales, proches des pompiers, comme indiqué sur l’affichette ci-dessous. En savoir plus.

 

 

Pour un don en ligne, rendez-vous directement sur l’espace dédié du site des sapeurs-pompiers de la caserne de Rennes.
TRUGAREZ VRAS DEOC’H !

Cliquez sur le logo ci-dessous :

 

Deiziadur ar bomperien e 2021, divyezhek bepred !

L’imagination au pouvoir… local

L’imagination est la pierre angulaire de nos métiers de créateurs.

En cette période de ralentissement et de contexte particulier, comme une mise sur « pause » en attendant que passe l’orage, une notion avait perdu ses lettres de noblesse : l’imaginaire.

L’imagination en effet avait perdu un peu de sa vigueur, face au tout numérique, aux technologies dont les boutons nous permettent de presque tout avoir, tout faire, tout voir, sans devoir réfléchir.

On se laisse happer sans plus de temps à soi. Insidieusement, des robots (algorithmes) pensent de plus en plus à notre place. Qui rêve encore, qui laisse flâner son esprit, qui s’octroie du temps à ne rien faire ?

Mais aujourd’hui, en ce printemps 2020, confinés par nécessité, avec des occupations habituelles à l’arrêt, la vie nous a proposé une introspection sur nos modes de vie justement.

La technologie ne peut pas tout quand la nature et ses risques se rappellent à nous. Le fameux temps que l’on se plaint toute l’année de ne pas avoir, est là, devant nous.

L’imagination au pouvoir permet à la fois de rêver et de trouver des solutions. La situation actuelle – et dans la mesure où aucune préparation n’avait été envisagée – nous met devant l’application d’alternatives, de systèmes D.

L’on assiste à plus de liens alors que les rues sont vides, mais aussi à un retour à la culture, remisée trop secondairement jusque-là.

La créativité et l’imagination sont des roues de secours au moment où notre cerveau vient de réveiller le neurone « survie ».

Et dans ce dernier cas, l’imagination doit être l’alliée du bon sens.

Ainsi, en ces temps où la vie en communauté demande une solidarité à toute épreuve, il apparaît que le fait de produire localement n’a jamais été aussi précieux. Consommer localement aussi bien sûr. Cela va de paire.

Les régions n’ont pas attendu cette évidence. Partout en Bretagne, mais aussi dans les autres régions, les circuits courts sont mis en lumière…

Par définition, un producteur (éleveur, cultivateur de toute nature) est « local ». Il produit en local, son terrain ne bouge pas, logiquement. C’est au niveau de la distribution que les choses peuvent être différentes.

La différence réside sur le plan commercial, la vente, l’écoulement de ces productions.
Les filières en place sont : soit ultra courtes (directement à la ferme), courtes (marchés locaux), plutôt courtes (fournisseurs régionaux), puis plus larges – avec d’autant plus d’intermédiaires –, au-delà des régions, au-delà des pays, avec la multiplication à l’international des flux de camions sur les routes… pour finir par des absurdités de processus, des allers-et-retours inutiles uniquement pour défier le marché de la concurrence, mais sans se soucier de la qualité du produit, et donc de la santé du mangeur.

Ceci est aussi valable pour les artisans, les créateurs.

La mondialisation n’est pas l’alliée de la nature. Or, nous faisons partie de l’environnement. Si nous le mettons à mal, nous nous mettons en danger. Sans la planète et sa fascinante logique en termes de biodiversité, nous ne sommes rien.

Agir, produire et consommer local : une question de survie

On connaît la phrase « penser global, agir local ». Mais son application est lente à se mettre en place concrètement.

« Nous devons retrouver le goût de produire près de chez nous, parce que c’est bon de pétrir de nos mains ce que nous utilisons » co-créateur de et membre de l’Académie des Technologies via

La survie actuelle dépend de nombreux facteurs, des choix politiques aussi. En observant de près les sociétés, y compris les micro-sociétés, on s’aperçoit que ce sont les petites structures locales qui souvent résistent le mieux.

Le rôle des Régions est primordial, on le voit, on le sait, par essence et par définition, la centralisation n’est pas locale. Il est urgent de revenir à de l’hyper local, de consommer sur place ce qui est donc produit (et parfois transformé) à la source, de relocaliser tout ce qui peut l’être.

Depuis quelques semaines maintenant, nous voyons se mettre en place sur Internet des plateformes de partage alimentaires, des solidarités entre producteurs qui via ces plateformes en ligne peuvent atteindre directement les clients et vendre à distance (en livrant ensuite avec protection bien sûr).

Cette approche, qui existe depuis longtemps, prend aujourd’hui tout son sens. Mais il aura fallu cette crise pour se convaincre de l’utilité et de la force du local, mais surtout aux décisions et actions locales…

Et partout, notamment dans les petites communes, on remarque des activités – habituellement sans points communs – se rejoindre pour former une chaîne (préparation, réparation, livraison, troc). Ces « inter-services » propulse la vraie notion de lien, et souligne la complémentarité entre métiers ET au service de la communauté.

Depuis ce confinement, les actions alternatives sous forme de systèmes D sont retournées puiser dans les forces vives de l’imagination. Perduront-elles après ? Toute la question est là.

Oui, l’imagination est toujours au pouvoir… mais surtout au local ! Ne perdons plus cela de vue.

LIRE AUSSI :
alimentation-agriculteurs-circuits-courts-amap-resilience-alternative-carte-gestes-barrieres-epidemie-coronavirus-covid19
technologie/c-est-bon-de-petrir-de-nos-mains-ce-que-nous-utilisons-04-03-2020